ALBUM REVIEW: FALL OUT BOY – SAVE ROCK AND ROLL

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“La reformation de Fall Out Boy au début du mois de février après plus de trois ans a fait plus d’un heureux, l’enjeu suivant pour le groupe était donc de ne pas décevoir une horde de fans impatients.
Attaquant l’opus Save Rock And Roll sur deux titres tout ce qu’il y a de plus épiques (également les deux premiers singles), Fall Out Boy affiche l’envie d’un retour énergique, guerrier, puissant… Bref, tout ce qu’il faudra pour sauver le rock and roll. Certains trouveront évidemment cette quête prétentieuse (et après l’écoute, certainement ratée). Mais c’est parce que Fall Out Boy, même après un hiatus de plusieurs années, ne fait toujours rien comme les autres. Ils sauveront donc le rock’n’roll à coups de r’n’b (Alone Together), de dance (Where Did The Party Go), ou encore de soul (Death Valley). Plutôt que d’épurer le style, ils ont décidé d’étendre leur territoire créatif, de dépasser leurs limites, pour nous livrer un ensemble cohérent dans sa diversité, une progression voulue, une identité propre à cet album. L’intention de Fall Out Boy est en fait d’être rock en faisant ce que les autres ne feraient pas (“In a world full of the word yes, I’m here to scream no”), pas par goût de l’opposition mais pour ne pas tomber dans la facilité. Ce sauvetage si attendu, le groupe de Chicago le réalise avec une ribambelle de mélodies accrocheuses (My Songs Know What You Did In The Dark, Miss Missing You, ou encore l’ultime “summer song” Young Volcanoes), de refrains ultra-efficaces (Alone Together, Just One Yesterday) et des choeurs omniprésents (My Songs Know What You Did In The Dark, Young Volcanoes, Rat A Tat). Tout cela en essayant de nous faire danser (Alone Together, Death Valley, Young Volcanoes) et en faisant exister les deux membres souvent ignorés du groupe, Joe Trohman et Andy Hurley (The Phoenix et The Mighty Fall font la part belle au martèlement de la batterie, tandis que Death Valley laisse pleinement s’exprimer les talents de guitariste de Trohman). Les paroles de Save Rock And Roll ne sont pas à oublier, car elles sont dans la pure tradition de la prose de Pete Wentz, qui n’a pas perdu sa plume. Des morceaux comme le rapide Rat A Tat (sur lequel Courtney Love n’est cependant pas à son meilleur niveau), Just One Yesterday (sur lequel vous vous surprendrez peut-être à faire de grands gestes de bras en pensant avoir la voix de crooner de Patrick Stump, ou celle de la chanteuse du groupe anglais Foxes) ou Save Rock And Roll ne manquent en effet pas des phrases cryptées propres au style de Fall Out Boy. Cette chanson éponyme, d’ailleurs, parlons-en. Elle est sûrement la mélodie la plus forte de l’opus: FOB, accompagné par le London Symphony Orchestra et par Elton John (rien que ça), y fait des clins d’oeil à son public (le sample de Chicago Is So Two Years Ago qui revient à plusieurs reprises, ou encore la dernière phrase “Oh no we won’t go, ’cause we don’t know when to quit”) et nous offre là une magnifique et calme hymne pour nous réjouir de leur retour. Une jolie fin pour cet album de retrouvailles qui ne plairait certainement pas à tout le monde, au contraire, mais qui a le mérite d’être un risque de la part de Fall Out Boy, car revenir avec un disque aussi surprenant est un sacré pari.”

Gaëlle.P

 

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