ALBUM REVIEW: YELLOWCARD – SOUTHERN AIR

ALBUM REVIEW: YELLOWCARD – SOUTHERN AIR

“Après un retour réussi avec When You’re Through Thinking, Say Yes, on attendait de la part de Yellowcard une confirmation du sérieux de leur reformation. Southern Air ne décevra pas, et en surprendra peut-être même plus d’un. Entamé par la très énergique et croissante Awakening, cet album promet instantanément d’être pêchu, et pas une seule seconde hésitant. En témoignent des titres très puissants tels que Surface Of The Sun, une hymne rock aux guitares lourdes sur la volonté de s’affirmer, ou encore A Vicious Kind. Cependant le morceau le plus punkrock du disque reste Rivertown Blues et sa batterie martelante parfaitement suivie par le violon et son pont ultra efficace. Assurément le morceau le moins pop des dix.

Bien sûr, Yellowcard, c’est surtout des chansons aux refrains ensoleillés qui vous restent en tête pendant des jours. Le premier single, Always Summer, en est l’exemple même: sur un morceau ayant sa place sur Ocean Avenue, Ryan Key nous parle encore et encore d’amour et de beau temps; cette summer song par excellence a fait ses preuves tout l’été au Vans Warped Tour, et le solo de violon de dernière minute n’y est pas pour rien! La chanson suivante de Southern Air, Here I Am Alive, n’a cependant rien à lui envier. Ecrite avec Patrick Stump et interprété en toute harmonie avec Taylor Jardine, cette bombe pop est excessivement tubesque et radiophonique. Tellement qu’elle a tendance à agacer aux débuts, on lui reprocherait d’avoir un thème cliché du pop punk, et surtout d’être trop accrocheuse pour être respectable. Mais soyons honnête, dès la deuxième écoute, vous vous surprendrez à chanter faux le refrain avec un grand sourire aux lèvres.

Cependant la vraie force de cet opus, c’est la maturité, la perspective qui transpire de ces morceaux. On la sent dans la très métaphorique Sleep In The Snow, qui avec une mélodie poignante, décrit le caractère inaccessible d’un être aimé qui s’échapperait pour mieux revenir tel une saison. La sagesse naissante de Yellowcard est aussi, et surtout, palpable dans les ballades de cet album: Telescope et Ten. L’une évoque avec une intense émotion la tante de Ryan Key, Stephanie, première fan du groupe, décédée récemment. L’autre est le récit très clair de la perte d’un enfant avant sa naissance, qu’aurait subit le chanteur il y a 10 ans. Avec un violon très présent, ce titre commençant presque comme une berceuse apparaît d’abord comme le plus faible de Southern Air, n’accrochant pas tellement l’oreille en premier lieu. Mais on réalise peu à peu que les paroles de Ten sont tellement lourdes de sens qu’elles n’ont pas été noyées dans une composition trop complexe. A ceux qui n’ont pas laissé sa chance à ce morceau, je vous invite à vous y remettre, elle pourrait vous toucher plutôt soudainement.

A sa suite vient la dernière chanson, éponyme, qui clôt l’album sur une note puissante, évoquant les racines du groupe et le temps passé auprès de leurs familles lors du hiatus. On pourrait alors se dire qu’un opus de dix titres nous laisserait sur notre faim, mais Southern Air paraît si fluide, cohérent et harmonieux qu’on se satisfait assez facilement de sa courte durée. On y sent toute la volonté de chaque membre de Yellowcard, et leur maturité par l’évocation de thèmes plus sombres et adultes, ce qui ne les empêche pas de nous régaler de quelques tubes pop au parfum d’été. Southern Air, c’est un peu Yellowcard qui aurait grandi avec nous, mais qui saurait toujours nous offrir des instants d’innocence.” Gaëlle.P

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