You Me At Six: Sinners Never Sleep review!

You Me At Six débarque avec un nouvel album en cet automne. Un événement, évidemment, après leur explosion sur la scène internationale avec Hold Me Down, leur deuxième opus. La formation du Surrey a d’ailleurs traversé un certain nombre d’épreuves depuis, accumulant une grande pression pour cette nouvelle sortie. Sinners Never Sleep est donc désormais dans les bacs, précédé cet été de son single “Loverboy”. Celui-ci semblait avoir fait une forte impression, étant une sorte de transition entre le dernier et le nouvel album, avec un gros refrain et une ligne de basse bien ficelée. Beaucoup, cependant, ont été surpris en découvrant le disque dans son intégralité, jusqu’à le qualifier de post-hardcore, en comparaison au pop punk délivré jusque là par les anglais. On retrouve en effet sur Sinners Never Sleep des featurings avec Oliver Sykes (“Bite My Tongue”, amère expression de la colère de Josh Franceschi contre le reste de son groupe alors qu’ils frôlaient le split) et Winston McCall (“Time Is Money”, une lourde critique d’une partie de l’industrie musicale, avec des riffs acérés de la part de Max Helyer et un breakdown surprenant): You Me At Six est définitivement agressif, mais comment s’en étonner après s’être délecté de “The Truth Is A Terrible Thing” ou “The Consequence”? Le groupe n’est pas tout rose et mielleux, et c’est bien ça qui fait son charme. Cependant il est indéniable que cet album est leur plus sombre à ce jour, rappelant presque We Are The Ocean à certains instants. La formation s’étant « réconciliée » suite à ces évènements, le morceau Little Death aborde le thème de la mort des pères de Dan Flint et Chris Miller, respectivement batteur et guitariste du groupe. Josh s’y adresse à une puissance supérieure, à l’aide d’un refrain violent et de couplets plus émotionnels. Sinners Never Sleep parle aussi d’amour, mais de façon globalement pessimiste. Les paroles subtiles de “Jaws On The Floor” imposent dès le début la couleur, évoquant l’amertume, accompagnées d’une mélodie accrocheuse. S’en suivent la nostalgique “This Is The First Thing”, la douce et introspective “No One Does It Better”, “Crash”… Puis “The Dilemma”, qui avec son intro acoustique, son air entêtant et ses mots incisifs, donne une nouvelle sonorité à You Me At Six. Reckless est aussi surprenante, et tout autant enivrante, avec son côté The Killers qui serait parfait pour l’été… dommage. Nos chers anglais n’ont néanmoins pas oublié les ballades, qu’elles soient au violon et lente comme “Crash”, ou le genre à faire allumer les briquets comme “Little Bit Of Truth”. Cette dernière, écrite pour les fans du groupe, est peut-être la seule chanson de l’album à avoir une essence profondément positive. Sinners Never Sleep se clôt plus tard sur un long morceau (6 minutes), “When We Were Younger”, très sentimental et en crescendo, qui ne vous laissera pas indifférent. En gardant sa formule gagnante de paroles mordantes et d’orgueil bien placé, les cinq garçons de You Me At Six nous montrent indéniablement qu’ils sont arrivés à maturité. En insistant sur l’honnêteté et la profondeur, ils nous livrent un album acerbe et cathartique, tout ça avec une production impeccable. On ne parlera pas d’un tournant cependant, mais d’une évolution logique. Courrez-donc les voir en novembre à Paris!” Gaëlle.P

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