Album Review: Every Avenue – Bad Habits

Deux ans après Picture Perfect, Every Avenue revient avec un tout nouvel album du nom de Bad Habits. Sorti le 2 aout dernier, ce nouvel opus se place déjà 63° au Billboard et 8° aux Albums Indépendant. Découvrez maintenant notre chronique ci-dessous.

“Troisième effort du quintet du Michigan, Bad Habits est traditionnellement l’album où on s’attendrait à un tournant musical. C’est en effet un album bien plus sombre, et aux guitares plus lourdes, qu’Every Avenue nous a livré au début du mois. L’émotion y est brute, qu’elle soit revanche, mélancolie, douleur, espoir ou amertume. Ce flot de sentiments, noirs s’il en faut, se fait alors grâce à la voix exceptionnelle de Dave Strauchman (à son meilleur, sans aucun doute!) et aux cordes agressives de Josh Withenshaw et Jimmie Deeghan. Pour la première fois, le groupe évoque les affres de la vie en tournée (There Tonight, Someday Somehow) de façon éprouvante. La rancoeur est aussi encore au rendez-vous sur cet opus, qu’elle soit nostalgique (la directe Whatever Happened To You et la batterie très propre de Dennis Wilson), ou revancharde (Fall Apart). C’est un fait, tout en gardant un son pop/punk, Every Avenue s’alourdit autant sur les sonorités que sur les thèmes, ne nous laissant aucune once de joie. La solide entrée en matière rock’n’roll, Tie Me Down, impose d’ailleurs très vite la couleur, relatant avec aigreur une relation ratée. Et d”une manière assez similaire, le rythme et les guitares grinçantes de Hit Me Where It Hurts The Most ne vous fera certainement pas chantonner joyeusement. Même No One But You, le morceau le plus léger de ce disque où Strauchman s’illustre avec brio, donne un goût âpre à des plaisirs sauvages et sans conséquence. Le groupe nous offre quand même à nouveau des ballades déchirantes, comme ils nous y avaient habitués avec Between You and I ou The Story Left Untold notamment: la délicate I Can’t Not Love You ou encore Only Place I Call Home, chanson d’amour pleine de signification pianotée, au solo de guitare introductif. Seul point faible de l’album, celui-ci se conclut sur une tentative d’hymne, Watch The World, qui nous laisse complètement sur notre fin après un opus d’une certaine intensité. D’autant plus que Bad Habits ne nous réjouit que trente-quatre petites minutes. Pourquoi ne pas avoir prolonger le plaisir, avec peut-être une ou deux touches d’optimisme? Tout en ayant visiblement muri, Every Avenue nous régale toujours de ses tempos variés, de ses mélodies délicieuses, de ses claps et surtout de la voix toujours meilleure de son chanteur. Très clairement, le groupe est en colère et a besoin de l’évacuer grâce à un son marqué de l’empreinte d’Aaron Sprinkle, producteur entre autres du Cities d’Anberlin. En bref, Every Avenue montre avec Bad Habits une nouvelle facette, plus obscure, mais non moins (au contraire) talentueuse.”  Gaëlle.P

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