Album review: Mayday Parade – Mayday Parade

“Après des débuts fracassants avec A Lesson In Romantics et un passage à vide suite à la sortie d’Anywhere But Here, voilà le grand retour de Mayday Parade dans les bacs. Le quintet floridien avait en effet pas mal déçu ses fans avec un deuxième opus co-écrit, certes dans le même esprit que leurs débuts, mais pas à la hauteur de leurs espérances. En revenant avec un troisième effort éponyme, on se dit que le groupe a peut-être symbolisé le fait d’avoir trouvé, pour de bon, sa voie. En laissant tomber les partenariats d’écriture et en changeant de label, apparemment. Les mecs de Tallahassee ouvrent donc sur leur premier single, Oh Well, Oh Well, parfaite entrée en matière ne laissant présager que du bon pour la suite. L’intro au piano-voix et la montée en puissance très pop punk sont en effet un bel aperçu de ce qu’on pouvait espérer d’eux. Il semble que Mayday Parade soit le parfait intermédiaire entre les deux premiers disque, tout en étant homogène et de qualité. On retrouve les doubles pistes vocales des débuts, tout en découvrant une vraie puissance vocale au batteur Jake Bundrick, qui, après le départ du chanteur Jason Lancaster, avait piteusement essayé de combler le vide. Mais (et les lives récents l’avaient déjà montré) le garçon s’est bien amélioré, et est devenu un interlocuteur de taille pour Derek Sanders. On l’observe notamment dans la profonde No Heroes Allowed. Ensuite, que serait Mayday Parade sans ses ballades? La plutôt douloureuse Stay et la plus puissante Without The Bitter The Sweet Isn’t As Sweet (avec son intro douce en acoustique) font le boulot, sans pour autant égaler leurs prédécesseurs (mais honnêtement, c’aurait été dur). La voix chargée en émotion de Sanders est aussi mise en valeur tout au long de l’album, mais notamment sur You’re Dead Wrong, dont le whoa finals donnent froid dans le dos, et Everything’s An Illusion. Le dernier ingrédient indispensable à la musique des floridiens est bien sûr l’expression de la passion, à la fois dans leurs paroles que dans leurs mélodies. L’émotion est surtout palpable dans la déchirante When You See My Friends, ou encore Priceless. Cet album éponyme se clot sur un final grandiose, Happy Endings Are Stories That Haven’t Ended Yet (citation du film Mr & Mrs Smith, à l’image de la savoureuse Champagne’s For Celebrating (I’ll Have A Martini)) qui a un côté solennel jusqu’à son outro très douce. En somme une très belle sortie. Pour conclure, on peut penser que Mayday Parade regagnera une partie des fans qu’ils avaient perdu, conquis par ce regain d’orgueil qui les a poussé à nous livrer en ce début d’automne un album très réussi. Tout ça laisse présager du très gros son pour l’avenir.” Gaëlle.P

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